#RPGaDAY2020 Jour 1 : Le commencement.

Mis à jour : 2 août 2020


Je me suis fixé le défit, cette année, de participer à l'événement en ligne RPGaDay.


L'idée de cet événement est de communiquer à propos du Jeu de Rôle à travers les réseaux sociaux et autre média en ligne. L'occasion de vous présenter le jeu de rôle, de vanter les mérites du jeu de rôle, de se rappeler les souvenirs d'anciennes parties et les anecdotes propres à ce jeu de société narratif.


Durant les 31 jours du mois d'août, à raison d'un poste par jour, ce sont 31 occasions de mettre en avant le jeu de rôle en rebondissant sur un mot clef. Celui d'aujourd'hui : "Beginning", le commencement.


En ce qui me concerne, c'est durant le mois de décembre 2005 que tout à commencé. Enfin, "tout", c'est durant cette période que j'ai découvert, eu un aperçu, du jeu de rôle. J'étais alors en pleine lecture du Dracula de Bram Stocker (que je vous invite à lire si vous ne l'avez pas déjà fait), en plein dans les chapitres liés à la trac du vampire. Si je connaissais déjà les mythes des vampires à travers le cinéma, les séries (#Buffy) et les jeux vidéos. Je n'avais encore jamais lu les livres qui ont inspirés ces autres œuvres. Je n'avais d'ailleurs pas vu le film de Francis Ford Coppola (juste alors un vague souvenir des premières scènes avant d'aller au lit car j'étais trop jeune pour le regarder). Enfin, titillé par cette lecture, j'étais allé sur internet chercher plus de renseignement sur tout ce qui forme le "mythe" du vampire et les œuvres en traitant ou s'en inspirant.

De mémoire ce fut assez rapidement que je trouvas un site entièrement dédié à celui-ci. Films, livres, séries, légendes du vampire à travers le monde, tout était là. S'y trouvait également un forum afin de de discuter et d'échanger, de se tenir au courant des activités culturels, expositions ou autre, liées au sujet. Ainsi que, un sous-forum "Concours des Clans".


Là dessus, on était invité à rejoindre un des "Clans" présent sur forum, chacun étant directement inspiré d'une chose que j'ignorais à l'époque : le jeu de rôle Vampire la Mascarade.

Vampire la Mascarade est un jeu de rôle dont la première édition date de 1992 (sauf erreur de ma part). Il était donc alors bien connu quand je découvrais son existence. Comme son nom l'indique, nous jouons des enfants de la nuit, des créatures des ténèbres, des prédateurs assoiffés de sang : des vampires.

Plus encore, ce jeu est un jeu d'horreur personnel car il amène les joueurs à devoir lutter contre ce monstre qui se trouve en leur personnage, sans cesse tirailler par la Bête et cette Humanité qu'ils essaient, tant bien que mal, de garder.

C'est également un jeu de complot politique, de manipulation, de trahison, d'ambition, de lutte pour le pouvoir et offrant une infini de possibilité d’interaction et de roleplay (fait d'incarner un rôle, celui de son personnage en l’occurrence).


C'est un jeu de rôle qui a révolutionner le genre lorsqu'il est arrivé sur le marché. Fini la fantasy à la Donjons et Dragons, il n'était plus question d'exploration, de combat et de trésor, on rentrait dans une nouvelle ère ludique. Celle des intrigues et des personnages non-joueurs aux personnalités complexes. Ce jeu fut également celui qui féminisa les tables de jeu de rôle jusqu'alors quasiment que composé d'hommes. Nous vîmes des femmes créer leurs personnages et s’immerger dans ce monde des ténèbres et prendre plaisir à faire évoluer leurs personnages d'intrigues en intrigues, de complots en manipulations. Moins de roulement des dés, plus d’interaction personnel et de réflexion.


Ainsi, sur ce site dédié à l'univers des vampires, sur ce forum où une grosse communauté était bien active, je décida de participer également en jouant à ce petit "Concours des Clans" (ou "Guerre des Clans", je vous avoue que ma mémoire du terme exact n'est pas là). Je rejoignis le Clan des Gangrels. Dans l'univers de La Mascarade, ce sont les vampires les plus proche de leur "Bête" ainsi que du monde sauvage. Plus habitué aux bois, aux campagnes, qu'aux villes et plus proche de la nature. Aujourd'hui encore, dans le jeu de rôle, c'est mon clan favoris (et en second les Toréadors, les artistes).


Le concours était fait d'énigmes et de petit jeu que l'on faisait, textes, images, je vous avoue que je ne me souviens pas de toutes les épreuves qui étaient proposées. Ce dont je me souviens, et on se rapproche de mon Commencement, c'est qu'il y avait un sous-forum lié au Concours appelé "La Taverne". Ici, une règle assez étrange alors, il fallait faire du "RolePlay" (souvent simplement abrégé en "RP"). Il s'agit de "jouer" son personnage, d'interpréter son personnage et, sur un forum, de narrer son personnage.


Mais quel gros mot que voici ! Quoi qu'est-ce donc que "narrer" son personnage ? C'est écrire, à la manière d'un écrivain, les actions et les dires de son personnage. Traditionnellement, les actions sont écrite en italique.

Exemple : Il entra dans la taverne et s’arrêtât. Sa cape était usés par les intempéries de long voyage, tout comme étaient ses bottes encore couverte de neige. Son capuchon rabattu sur sa tête empêchait de voir son visage mais son attitude ne trompait pas. Il observait les personnes présentes. Puis, après avoir essayer ses pieds sur le paillasson, avançât en direction du comptoir.

Les mots que prononce le personnage, afin d'être parfaitement visible par rapport au reste, sont souvent mis en gras. Parfois sont-ils également entouré de guillemets ou commençant par un tiret comme il est coutumié de le voir dans les livres. Parfois même certain.e.s rôlistes (joueur/joueuse de jeu de rôle) utilisent-ils/elles de la couleur pour donner une touche encore plus personnelle à leur personnage.

Exemple : - "Je recherche des renseignements", dit-il au tavernier. "Une personne, pour être exact. On m'a dit qu'il était venu dans ce...village."


Si l’exercice parait difficile au départ et qu'on peut avoir du mal à écrire plus de 5 lignes, à force de pratique, on fini par écrire des paragraphes entiers et des pavés complets.


C'est ainsi que j'ai découvert le jeu de rôle. Par cette manière peu conventionnel, le JdR sur forum représente une petite communauté. Peut-être était-elle d'ailleurs bien plus grande dans ce début des années 2000 qu'elle ne l'est aujourd'hui.


Je n'y suis pas resté longtemps, à peine un mois je crois, mais ce fut suffisant. Par la suite, je me mis à la recherche de forum qui ne faisaient QUE du jeu de rôle. J'en découvrais un, dans l'univers de la sage d'Anne Robillard "Les Chevaliers d'Émeraude"

(que je connaissais pas du tout à ce moment là d'ailleurs, je ne les ai lu qu'un ou deux ans après). Je crois me

souvenir que le nom du forum était "chevaliers d'Enkidiev", mais je ne suis plus du tout certain. J'y avais deux personnages. L'un, Merrow, était un Maître-Mage de la race des Grands Corbeaux Blancs (totalement inventé, c'est pas dans l'univers). Le second, celui dont je garde les meilleurs souvenirs, Hemaka, était une araignée géante humanoïde inspiré par un certain "Venom" (cf. Spider-Man), je l'avoue.

D'abord simple guerrier-sorcier pour l'Empereur Noir, il fini par gravir les échelon jusqu'à devenir, à son tour, Empereur Noir. S'en suivis des semaines, peut-être même des mois, où ce personnage fit connaître la terreur sur le forum. Des plans de conquêtes rudement préparer, agressif, sans pitié. Un personnage que je ressortirai bien un jour en adversaire principale pour mes joueurs, d'ailleurs. J'eu le plaisir, lors d'un retour sur le dit forum deux ou trois ans plus tard par nostalgie, de voir qu'il avait été élu "meilleur méchant" de l'histoire du forum :D


L'expérience me plut tellement que je fini par crée mon propre forum jeu de rôle auquel je donna de nombreuses heures durant l'été 2007. Avant de finir par arrêter.


Quelques années plus tard, il y eu un renouveau dans ma pratique de ce loisir. Un jour où je jouais à un MMORPG (jeu vidéo multijoueur en ligne) du nom de Guild Wars et que je me cherchais une guilde pour progresser dans le jeu. Je découvris, qu'il existait du jeu de rôle sur MMO. Je crois que le nom de la guilde était "Les Gardiens des Sylvecimes", je n'ai pas eu l'occasion de souvent jouer avec eux, le jeu était déjà ancien à ce moment là et la guilde s’essoufflait. Je pris le temps de créer mon personnage "Aleksandr Svalbard", un rôdeur. Mais, au delà des lignes d'historiques que j'écrivis sur ce personnage et sa famille, je n'eu pas vraiment le loisir de le jouer "roleplay".


Néanmoins, je découvris qu'il était possible de faire du jeu de rôle sur les MMO. Ainsi, dans Star Wars the Old Republic TM, je jouas le chevalier-jedi (loyal-bon de surcroît) "Svedan". Le désenchantement fut total quand je vis que les autres joueuses et joueurs roleplay de SWtOR étaient : des jedis "gris" ou des "maître sith inflitrés", ou des jedi dévergondés qui buvaient, se payaient des prostitués, n'hésitaient pas à tuer leurs adversaires et passaient d'une soirée de beuverie à une autre. Bref, loin de l'image des jedi de l'univers Star Wars.


La très bonne expérience que j'eus sur Guild Wars 2 me fit faire la paix avec le JdR sur MMO. J'avais une très bonne guilde d'aventurier.ère.s Nornes (une race de géant inspiré d'un mélange entre Natifs américains et Vikings), "Les Fils de Sigvard" où je jouais le gentil "Stigand Arnulfson". Illettré, simple chasseur, fils de fermier, qui découvrait l'aventure, la guerre, l'amour. J'ai eu d'excellents moments RP avec cette guilde et ce personnage (sans compter, bien évidement, avec les joueuses et joueurs la composant.e). Je me permit même d'explorer le syndrome post-traumatiques liés à la guerre, avec ce personnage. Celui-ci se retrouvant hanté par les morts qu'il avait causé, même tétaniser dans un combat par peur de tuer à nouveau. C'était vraiment très intéressant. Ce personnage qui fini par tomber amoureux et voir sa belle préférer un autre, là aussi un RP très intéressant à jouer et à explorer. Ce rejet, cette difficulté de voir celle que l'on aime en aimer un autre, la voir néanmoins heureuse avec lui.


Le jeu de rôle, plus que tout autre jeu de société, permet d'explorer ces sentiments, d'explorer ces traumatismes et de voir l'impact qu'ils peuvent avoir sur l'évolution d'un personnage et, par extension, d'une personne ainsi que la manière de les surmonter.


Le dernier MMO sur lequel je fis du RP fut The Elder Scrolls Online où, m'inspirant directement de la guilde que j'avais sur GW2 et de son fonctionnement, je créa la guilde "Museum" pour le Domaine Aldmeri, et y introduisit mon personnage fétiche, Bobcat. Un bosmer (Elfe des Bois) roublard / voleur / cambrioleur / assassin / agent que je jouais déjà dans les opus solo de la série vidéo-ludique depuis Morrowind en 2002. C'est là que je lançais mes premières campagnes en tant que Meneur de Jeu (MJ) depuis mes années forums. Que de souvenir sur ce jeu ! J'y retourne encore parfois par plaisir et, avec fierté, je vois que le Museum est toujours actif dans le RP de TESO.



C'est durant cette dernière période, et c'est peut-être ce qui a fini par me faire arrêter le RP sur MMO, que certains de mes amis m'approchèrent en me demandant une chose : "tu pourrais nous faire découvrir le jeu de rôle ?". Là, sans plus de forum ni de jeux vidéos, c'est autour d'une table que je les menas. Dans le même univers que j'avais crée, des années plus tôt, pour mon forum JdR. D'un combat "épique" d'un joueur affrontant une mamie en colère qui le tabassait avec sa babouche et qui, échouant sur tout ses jets, fini par tomber inconscient, jusqu'à la crémation par les joueurs de la moitié d'une ville, cette partie entre ami me vit retrouver un nouvel amour pour le jeu de rôle. La convivialité d'une table, les rires, l'improvisation obligé d'une grosse partie du scénario dut aux actions des joueurs, les souvenirs que l'on en tire. C'est ce jour-ci que je découvrais véritablement ce qu'était le jeu de rôle.


Bien plus que des lignes sur un forum, que des graphismes sur un jeu vidéo, le jeu de rôle nous plonge dans une ambiance unique. Dans un échange narratif conviviale et dynamique. Les prises d'initiative, des discutions stratégiques, faire face à nos échecs, voir les conséquences de nos actions, surmonter des défis physiques, magiques ou psychologique, sans jamais quitter l'aspect ludique de la chose. Le jeu de rôle est une véritable expérience ludique pouvant nous apporter des bienfaits même au niveau personnel et professionnel. Prise de parole en publique, s'écouter les uns les autres, travailler ensemble dans un but commun.


L'année d'après, je me disais que ce que je prenais comme un simple "loisir" avait peut-être un place bien plus importante dans mon coeur. Reconnaissant alors le jeu de rôle comme une passion, je m'appliqua à le pratiquer et à le partager. De tables en tables, de salons en conventions, je fini par me décider de tacher d'en faire mon métier.


Cela est ainsi que je commenças le jeu de rôle :) Qu'en est-il de vous ? Comment avez-vous découvert le jeu de rôle ? En gardez-vous en bon souvenir ? Une anecdote particulière à nous partager ? J'ai suffisamment écris pour aujourd'hui, je vous invite donc à partager également sur votre commencement dans le jeu de rôle. :)

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